Recherche

Contact

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Jeudi 8 mai 2008

Un parfum, un bruit, une image,

Que le mot soit d'elle, de lui ou d'un autre,

C'est en tout cas un heureux présage

Qui fait que cette nuit je serai vôtre.

Je n'ai pas envie de palabrer,

Quelques mots suffiront,

Même pas des mots d'amour,

Juste pour la compréhension.

Alors venez je ne souffre que de vous attendre,

N'ai d'yeux que pour vous, mon corps est à prendre.

 

Tes questions m'ennuient

Ton ton est monocorde,

Heureusement que la nuit

M'offre des pensées sans ordre.

 

Mon coeur au départ interrogateur s'est perdu,

Endormi sous un arbre, prêt d'une vaste plage étendu.

J'ai toujours de la passion,

Mes envies me jouent des tours,

Mais sans appréhension,

Car je reste décalé.

Je n'ai plus rien à perdre

Et lorsque j'essaie de gagner,

Tu n'es plus là pauvre merde,

Hors de ma vue, policier.

commentaires (0)    ajouter un commentaire publié dans : Proverbes et rimes communauté : Au fil des mots recommander
Dimanche 13 avril 2008

On peut même pas passer un midi tranquille quand on est une femme ici, encore un connard qui essaie de draguer... Arrête de faire semblant de réfléchir, garçon.

6h57, Sara ouvre les yeux dans la douce lumière qui cherche à la tirer de son sommeil et savoure les trois minutes avant que des oiseaux ne chantent doucement dans la pièce. Une dizaine de minutes plus tard, elle sort de chez elle, pas tout à fait claire mais sa petite marche matinale achèvera de la ramener à la réalité. Un jeune couple avance collé l'un à l'autre, les yeux dans les yeux, sans regarder devant eux. Comme s'il y avait toujours eu des gens heureux, et les autres seuls paraissant l'âme en peine. Elle se secoua un peu intérieurement et commença d'avancer dans le soleil levant. C'était un des moments qu'elle préférait, avec l'arrivée de la nuit. Les moments propices à la réflexion ou au moins aux plus tordues divagations.

Une feuille entraînée par le vent vint se poser à ses pieds. Il y avait des poubelles partout et certains trouvaient encore le moyen de jeter des papiers par terre. Elle se baissa, les jambes serrées de côté pour le ramasser -genre très féminine, ce qu'elle ne faisait pas d'habitude- et ne pu réfréner un léger recul qui manqua de la faire tomber quand une araignée s'échappa alors qu'elle soulevait la feuille de papier glacé. D'instinct, elle l'écrasa en se relevant, la loi du plus fort, et jeta un oeil à la feuille qu'elle tenait, de peur qu'il y en ait d'autres. C'était un programme de spectacle qui connaissait un certain succès. Une comédie musicale qui racontait la vie d'un couple nomade à travers le monde. C'était un vieux conte qui ramenait à la mode les voyages des baroudeurs du vingtième siècle, du temps où les voyages commençaient à être à la portée de tous. Il était alors très en vogue de partir avec un sac à dos. une semaine, un mois, un an... dans son pays ou à l'autre bout du monde. Aujourd'hui c'était beaucoup plus difficile naturellement. Le spectacle mettait en avant la générosité des gens, cela semblait tellement... différent de maintenant. Elle irait le voir, peut-être ce soir. Elle reprit son chemin.

A quelques centaines de pas se dessinaient déjà les bâtiments de l'espace multi-compagnie numéro 665, 667 et 668. C'était les dénominations que leurs avaient donnés les religieux. Mikaël, son ex religieux le lui avait appris. Ils leurs avaient donné les numéros de la rue 66 suivi de leur ordre en partant du bas. Ils avaient bien sûr occulté le 666. Les codes qu'ils donnaient à tout leur permettait de fermer leur cercle en le rendant inaccessible. Mais en réalité, quelques bases suffisaient à les décrypter. Sinon la plupart des gens qui en faisaient partie ne les comprendraient pas ou ne se donneraient pas la peine de les utiliser. Dans la réalité, les bâtiments s'appelaient Centaure, Météore et Alizé. Elle allait à Météore, celui qui aurait dû porter le numéro diabolique. Cela l'amusait beaucoup aujourd'hui, peut-être à cause de sa rupture, elle pouvait enfin se moquer de ces absurdités. Vivement la semaine prochaine, qu'elle puisse travailler chez elle. De petits riens est faite la vie. Une vie n'est faite pour rien.

Voilà qu'il écrit. Encore un qui se prend pour un décalé, d'un genre différent. Tu fais craquer les minettes et tu le sais, mais avec moi, t'es vraiment pas mon style. Bon boulot, belle caisse et caractère mielleux au début, puis un vrai salop, je les connais trop. Qu'est-ce-qu'il fait ? Oh non, je l'ai regardé et voilà qu'il s'approche... Fuir vite. Non trop tard. Pff...

«- J'ai écrit le chapitre 2 la nuit dernière. Tu as les yeux... les mêmes yeux que lui... Celui qui me l'a donné. Libre à toi de continuer. Il déposa le carnet sur la table.

- ... Pardon ?»

Le temps de baisser les yeux sur son carnet à la couverture de cuir, il avait disparu quand je relevai la tête. Situation pour le moins étrange. Laisse-moi te lire que je sache si tu vaux l'estime que je pourrais presque commencer à te porter p'tit con. Voyons...

Il déposa le carnet de rapports sur la table.

«- C'est pas mal, mais juste un peu trop dur sur la conclusion Sara, il faudrait voir à prendre quelques précautions, tu t'adresses à la direction.

- Ce que j'ai écrit est faux ?

- Les gens n'aiment pas toujours entendre la vérité. Ne fais pas ta dure à cuire, refais-moi juste la fin s'il te plaît, je m'arrangerai du reste. Tu peux me l'envoyer pour validation électronique pour ce soir ? Il faut que j'y aille, comité jusqu'à midi. On ira manger ensemble un midi pour ton bilan semestriel dans quelques temps si tu veux bien. D'ici là, n'hésite pas. A bientôt Sara.

- Bonne journée Nathan.

Son responsable, son mentor, son recruteur, son guide spirituel dans le travail comme elle aimait à l'appeler. Un drôle de personnage. Toujours pressé, jamais tout à fait à l'heure, pas vraiment en retard, un seul regard de sa part et tout était pardonné. De la confiance qu'il dégageait elle essayait de s'inspirer. Il avait un charisme à faire tomber les plus forts en négociation, savait jouer avec la fibre émotionnelle juste quand il fallait, n'avait pas de fonction bien définie, un vrai caméléon. Bref, l'homme parfait, mais son supérieur. Ses yeux suivirent une araignée qui passait le long du mur pour aller se perdre sous le bureau devant le sien. La deuxième de la journée. Étrange comme dés que les jours rallongent les insectes viennent se perdre sous les pieds des hommes. Cela lui rappela Les fourmis de Werber. Un classique des cours élémentaires de sa jeunesse.

A 16h, elle avait tout terminé, mais pas encore mangé. La faim la tiraillait, elle proposa à une collègue qui avait fait à peu prêt les mêmes horaires qu'elle d'aller manger un morceau. Elles se retrouvèrent à discuter vêtements, chaussures, hommes et voyages, famille et animaux domestiques. La totale. Jusqu'au moment où, tous les sujets épuisés et le ventre plein, elles se séparèrent toutes deux les idées changées. Ensuite elle se souvint du spectacle dont elle avait vu le programme ce matin. Comme la séance était à 20h, elle y alla directement et retrouva quelques connaissances là-bas. Le spectacle en lui-même l'attendrit beaucoup car elle était très sensible aux efforts fournis par les comédiens. Mais par dessus tout, la musique lui chatouilla les yeux. Un orchestre jouait de vieux morceaux slaves dans les moments tristes. Un frisson naissait dans son cou et les violons bougeaient leurs archers au même rythme jusqu'à ce que son coeur ne batte plus qu'avec la musique. Quand elle sortit il faisait nuit.

C'est juste avant d'arriver chez elle, à deux pas de son palier, que tout avait basculé. Une explosion au loin... On dirait le Météore. Tout s'arrête, les gens se taisent la bouche ouverte. Derrière elle un bruit de pas. Elle ne pense même pas à se retourner. Puis un choc derrière son crâne et le sol qui se rapproche étonnamment vite. Ses yeux se ferment et tout devient noir.

Non, plus rien ! Les pages suivantes sont blanches. Je rêve, tu t'es arrêté là ! Tu m'as eue, je vais continuer. Finalement, avec ton air... Quelle heure il est ? Je suis en retard !

commentaires (3)    ajouter un commentaire publié dans : Nouvelle en cours - Il a la religion communauté : Au fil des mots recommander
Lundi 7 avril 2008

Un clavier, un stylo. Qu'importe les moyens, seuls importent les mots. Ces deniers temps n'ont pas été des plus faciles. Spleeneur invétéré... Le fallait-il ?

 


 

Pourquoi y a-t-il autant de lumière dans les trains ? Ne peut-on y retrouver l'ambiance propice, intime et intrigante, d'une simple liseuse ; ni la demi-inquiétude de ne savoir qui, ou qu'est-ce qui se trouve dessous. Un journal, un roman, un livre, un enfant, une femme qui pleure un chagrin d'amour, un homme qui écrit une histoire différente de celle de tous les jours.

C'est un homme, c'est certain. Le reste du wagon est plein, le siège à côté du sien est vide. Peut-être comme sa vie. Vide de sens, gouffre de sentiments, même plus d'envie. Avec ses yeux sans âge et pas vraiment sages, sans désir et sans flamme, il est presque rassurant. J'avance encore et cherchant ce qu'il faisait, je vois devant lui du papier griffonné et ses mains qui s'agitaient. Il écrit dans un carnet de cuir relié. Sur la tablette devant lui, une bouteille d'eau à demi vidée.

Étrange, mais l'envie me prend de rentrer dans ses mots. Je m'assois discrètement. Il ne lève même pas la tête, se contentant de se décaler légèrement, à la limite du dérangement. Il écrit mal, mais je déchiffre. Au début avec hésitation, puis comme il ne dit rien j'insiste. Elle commence par ses drôles de paroles :

Dans les plus profonds tourments, dans le plus profond des puits, on voit toujours de la lumière quelque part où que l'on vive. L'espoir est dans la croyance, en les autres, en quelque chose, en un idéal, en un dieu. Ce qui est dérangeant, c'est de perdre la source d'un espoir. Et c'est ce qui était arrivé à Sara ce soir. Elle avait perdu sa grand-mère. Accessoirement aussi, elle avait largué son récent petit ami qui n'avait été qu'une pathétique rencontre : internet, café, baisé. Mais au moins, cette rencontre lui avait permis pour quelques temps d'oublier.

Encore un fou furieux, faut toujours que ça tombe sur moi. Sara... J'adore ce prénom. Puisque je n'ai riend 'autre à faire, lisons.

Seule chez elle, dans la clarté décalée de son écran, elle se perd sur la toile comme des milliers d'autres. Ses émotions la guident vers de sombres sites où elle vagabonde, se noie entre les lignes, les images, les sons et les ondes. On parle beaucoup d'amour sur la toile, et c'est là qu'elle choisit de guider ses pensées. Avec son ex Pierre, cela aurait pu marcher. Ils n'avaient pas beaucoup parlés, s'étaient juste bien entendus. Elle l'aurait bien gardé un peu, étant donné les circonstances, au lieu de le mettre à la rue. La prochaine fois, elle trouverait mieux. Enfin quand même, un religieux. Toujours le même problème avec eux. Au début ils hésitent et qu'ils agissent ou non, ils regrettent. Belle mentalité.

Ses clics successifs l'ont emmenée sur un vieux texte écrit avant la scientifisation de la religion. Le bloggeur essayait de comprendre ce qui poussait les gens à croire en dieu. D'après la date de l'article, c'était juste avant la publication des études qui avaient démontrées que la religion n'était que l'expression de certains gênes. En certaines situations, ces gênes entraînaient la libération d'hormones spécifiques « au même titre que la mutilation, le sexe, le sport, la lecture ou les bastons » - c'était une phrase qui avait marqué Sara, elle venait d'un célèbre scientifique qui avait fait scandale à l'époque. Le monde avait changé depuis. Certains états religieux distribuaient des hormones afin que tout le monde sur leur territoire y croit. Le plus souvent, les religieux se regroupaient en quartiers où des corpuscules plus ou moins extrémistes se formaient.

Un autre site parlait d'une des premières communautés indépendantes et autocratique qui s'était formée : « A l'abri des anges » elle se faisait appeler. Les enfants ne sortaient jamais et les gens y avaient oublié à force de se le répéter, que leurs croyances tribales n'existaient que pour les rassembler. Existait-il encore de telles assemblées ?

Maintenant des loisirs, des personnes admirées ou parfois le travail répondait au besoin d'appartenance et de rassemblement des gens. On pouvait acheter son adhésion à tel ou tel club plus ou moins branché et cela procurait le bien être hormonal indispensable à l'accomplissement d'une personne dont les gênes religieux s'exprimaient. C'était en général psychologique, plus l'adhésion était chère, plus la dose libérée dans le sang par le cerveau était importante. C'était prouvé. La société, toujours plus rationnelle de part les explications fournies pour tout par la science, était de plus en plus exubérante. Les pures folies se développaient plus et plus vite qu'à n'importe quelle époque passée. Les stars d'une semaine voir d'une journée étaient plus nombreuses, la stupidité pérenne, éternelle et sans limite : besoin d'adhésion, de reconnaissance en quelqu'un pour se sentir un être humain.

Sara enleva son bracelet électronique et ses vêtements. Elle n'appartenait à aucune de ces sectes. Elle travaillait, faisait du sport et sortait bien sûr, mais son organisme n'avait pas besoin d'appartenance à un réseau, ni à quelqu'un d'ailleurs, ce qui lui valait très certainement son célibat. Ceux qui n'étaient pas comme elle ne comprenaient pas. Elle faisait partie des individus que la sélection naturelle de groupe laisse vivre en son sein car elle était de ceux que la sélection naturelle des individus avait choisie. Ni dieu, ni maître, ni envie, ni prophète.

Demain, elle avait beaucoup à faire, ce serait une longue journée. Elle travaillait cette semaine dans un espace multi-compagnies et elle attendait demain le retour de plusieurs dossiers. Elle se coucha, éteignit son appartement et s'endormit, le bruit de sa respiration pour seule compagnie.

Il s'arrêta d'écrire et leva la tête vers moi alors que je finissais de lire. Nul mot, nul sourire. Il avait juste eu envie d'écrire. En sortant du train, nous nous trouvâmes face à face, ses yeux vides plongés dans les miens tel des poignards jusqu'à la garde. Pas le temps de me demander ce qu'il me voulait. Il me tendit son carnet, remit son chapeau et s'éloigna, toujours sans un mot.

commentaires (1)    ajouter un commentaire publié dans : Nouvelle en cours - Il a la religion communauté : Au fil des mots recommander
Lundi 24 mars 2008
Les sept secrets sont une légende ancienne qui c'est perdue au fil des ans. Elle se passe en des temps reculés ou rien n'était encore fait.


Aimes-tu les araignées ? M'a demandé un jour mon vieux maître... J'avais une légère tendance à les écraser. La denrière que j'ai vue, après avoir fait la morte en réaction à mon premier réflexe, s'est relevée. Et j'ai compris qu'elle était différente : à attraper, non à tuer. Aux couleurs étranges et dans un coin repliée, inaccessible jusqu'à mon réveil elle est restée. Belle de mes songes, pourquoi me rendre visite en rêve... viens donc me voir dans la réalité. Première nuit entre tes pates, je m'interroge. Seconde visite je me demande... Sombre compagne, que me veux-tu ?

Toile-d-araign-e-fractale-bleue.jpgDoux poison de mes nuits
Trouble et lointaine envie
Sourd désir innassouvi
Court et ruse mon amie.

Rêver d'araignée... est-ce si grave au fond ? Tant que tu ne me hantes pas à longueur de journée. Toutes les nuits je tends le bras, ma main se pose sur toi, tu te relèves pour aller te cacher. Poison de minuit, tu te mets à parler... J'écoute tes secrets avec avidité, comme la parole d'un bon samaritain à qui l'on peut se fier.

Le permier mois tu ne me parles que de philosophie. Tout réside dans la manière de penser. Mais comment faut-il penser ? Les nuits sont courtes... trop de questions à se poser.
Le second mois, c'est le tour des Autres. Que leur veux-tu ? Ils se posent peut-être les mêmes questions que moi... Après leur en avoir parlé, non, je suis le seul aussi taré.
Au mois trois je fatigue. Arrête de me harceler, va-t-en, que je ne te revois jamais... N'ai-je d'autre choix que de te suivre chaque nuit ? Abandonne-moi me dis-tu dans ta langue étrange... Etrangement je refuse. Dans ta toile je me suis empêtré.
Mois quatre... dieu est un leurre, se raccrocher à quoi que se soit est un leurre, la vie n'a aucun sens. J'avais déjà envisagé ton point de vue, Dame de nuit, mais ma vie est déjà triste. Avec ou sans cette pseudo-vérité.
Cinquième mois : toujours là... où t'arrêteras-tu ? tu me montres tes enfants et ta vie. Te cacher, chasser, manger, te reposer, recommencer... A-t-elle plus de valeur que la mienne ? Pourquoi pas, au moins toi peux-tu influencer les rêves.
Le sixième moi est le plus facile au début et le plus dur à la fin. Tu ne dis rien. Tes yeux arachnéens ancrés dans les miens, tu m'apprends le silence comme je ne l'ai jamais connu. J'aime le silence. J'aime méditer. Je médite maintenant même parfois dans la journée.
Dernier mois... le septième... sans détour ni tambour, tu m'annonces que tu vas mourir et que tu as choisi la façon. Sans m'en dire plus. Ni comment ni pourquoi, comme moi tu sais déjà.
Le premier jour du huitième mois, je te vois devant mois. Tu sembles différente... qu'importe je tends la main comme d'habitude pour t'écraser. Mais de rêver j'avais cessé. Entre mes doigts tu as explosé.

Je conserverai de tes secrets belle araignée, tout ce que je pourrais en tirer et utiliser. Du plus petit animal on peut apprendre quelque chose, de la manière de regarder il suffit de jouer. Se remettre en question à chaque instant, se forcer à oublier les habitudes, et garder en tête que l'on est rien.

Merci l'araignée.
commentaires (3)    ajouter un commentaire publié dans : Journal 2007 communauté : Au fil des mots recommander
Mardi 26 février 2008
Volant avec le vent comme un papillon l'été, tu t'es d'un coup et sans prévenir élancé.
Cheveux au vent sur ta trottinette, tu es parti faisant virevolter tes jolies bouclettes.
Tu cherchais tes ailes jeune et éphémère papillon. Un sourire aux lèvres et dans la tête une chanson.
Tu es passé vite devant la première baie vitrée, du regard je t'ai suivi, mon attention sans raison tu as captée.
Grisante vitesse tu te poussais de plus en plus, sans prendre garde à ta vie qui prenait la fuite.
Du trottoir tu es descendu. Dans les airs ton corps a tourné, instant à jamais figé.
Enfin la gravité t'a rappelé. Mort avancée et triste nouvelle, tu n'as plus aucune chance de te voir pousser des ailes.
Ta seule fin sera ici. Absurde et inutile. Même pas un cri. Tout est si futile.
commentaires (4)    ajouter un commentaire publié dans : Journal 2007 recommander
Vendredi 15 février 2008
Mieux vaut faire et se taire...


Non ?!! ?

Et quand on fait, autant faire bien...

Non ?!! ?


Alors ne me repprochez pas de passer trop de temps, de dépenser trop d'énergie dans ma vie, dans mon travail. Oubliez le mot perfectionnisme dans tout ce que vous faîtes, parce tout ce que vous faîtes doit par définition s'approcher de la perfection. Sinon, autant ne rien faire, effectivement...
commentaires (11)    ajouter un commentaire publié dans : Journal 2007 communauté : Au fil des mots recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus